22 avril 2012
20 avril 2012
A lire, écouter et voir sur Samarra
Pour ceux qui ne consultent pas régulièrement le blog Samarra, voici les messages publiés ces dernières semaines. Au programme : de la musique, des expositions, des films, des BD, des séries, de la photo, des livres. Je suis sûr que vous y trouverez votre bonheur !
- Art District ou le Hip Hop en toute liberté Entretien avec le MC d'un groupe de Strasbourg
- L'innocent mariage entre l'histoire et la fiction autour du couple Marie-Antoinette- Louis XVI ? Un entretien avec l'historienne Aurore Chery.
- "L'abus de pouvoir" dans l'Algérie coloniale : entretien avec l'historien Didier Guignard
- Les présidents de la République en chansons.
- « The Iron Lady » de P. Lloyd : l’insupportable Mag(g)ie du cinéma.
- Cartographie musicale de la planète 2.
- Le musée Carnavalet fait revivre le peuple de Paris au XIX siècle.
- Quelques BD sur nos étagères... Les Meilleurs Ennemis-AD, La Nouvelle-Orléans après le déluge- Une balle dans la tête.
- Par dessus l'épaule de Léonard de Vinci, peintre à la cour de Milan. Une exposition de la National Gallery de Londres
- The Hour, la série sur l'Angleterre des années 50
- Fred Herzog ou la Street Photography en couleur
- Muscle Shoals: l'autre capitale de la soul sudiste 1
- Le sport européen à l'épreuve du nazisme, une exposition du Mémorial de la Shoah.
- "Exhibitions, l’invention du sauvage" au Musée du quai Branly.
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Thèmes Algérie, BD, Colonisation-décolonisation, Des musiques pour comprendre le monde, Election présidentielle, Entretien, Etats-Unis, Exposition, Film, Hip-Hop, Irlande, Rap, Un historien nous explique
19 avril 2012
C'est le printemps sur l'histgeobox !
Pour ceux qui auraient râté les derniers articles publiés sur l'histgeobox depuis décembre, voici un petit récapitulatif avec les liens :
- 253: Java "Mots dits français ". L'histoire du Québec et ses rapports avec la France.
- Loca Virosque Cano 10: "Cergy" par Anis" . L'aménagement du territoire, la construction des villes nouvelles et les territoires de proximité.
- 254: Carte de séjour "Douce France ". Les incidents des Minguettes et de Vénissieux à l'été 1981, la "marche des beurs" sur fond de montée du front national.
- 255. Super Mama Djombo "Sol maior para comanda". A l'origine de la conquête coloniale de l'Afrique, le Portugal est aussi la dernière métropole à s'y maintenir. Nous tenterons ici de comprendre dans quelles conditions cette décolonisation tardive s'effectue, en nous concentrant plus particulièrement sur l'exemple bissau-guinéen.
- 256: Gérard Lenorman: "Si j'étais président". Retour sur le fonction présidentielle sous la Vème République.
- 257. "Die Partei hat immer recht " (le parti a toujours raison). L'hymne du SED (le PC est-allemand) qui célèbre le régime et ses bienfaits.
- De Rosa Luxembourg à Rosa la Rouge de Claire Diterzi.
- 258. Country Joe McDonald: "Agent Orange Song". Entre 1961 et 1971, l'armée américaine largue des quantités impressionnantes de défoliants sur le sud-Vietnam, en particulier le redoutable agent orange. Cette pulvérisation provoque une catastrophe humaine et écologique dont les effets se font toujours sentir aujourd'hui.
- 259. Jacques Dutronc: "Les cactus". Pour bien saisir la référence aux "cactus" de Dutronc par Georges Pompidou, replongeons-nous dans la préparation des élections présidentielles et législatives de 1965 et 1967...
- 260. Maxime Leforestier: "La vie d'un homme". "Pierre, à qui Maxime Leforestier dédie cette chanson, est mort abattu non loin de chez lui, au bout de la rue des peupliers lorsqu'elle débouche sur la place de l'abbé Hénocque, dans le XIIIème arrondissement de Paris, le 20 septembre 1979..."
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21 février 2012
1944 : La conférence de Bretton Woods (Entretien avec l'historien P. Baubeau)
[Le discours d'ouverture de la Conférence prononcé par Henry Morgenthau, le Secrétaire au trésor des Etats-Unis, le 8 juillet 1944;1. Quels sont les objectifs des organisateurs de la conférence de Bretton Woods ?
Il y a au moins trois objectifs très distincts à cette conférence.
- Le premier, c’est celui de F.D. Roosevelt, qui espère en faire un tremplin pour la campagne électorale démocrate qui se prépare, et qu’il lance effectivement peu après l’ouverture de la conférence, en vue de sa réélection comme président des États-Unis. Roosevelt a été un grand président, il a aussi été un calculateur cynique et opportuniste, un aspect de sa carrière trop souvent oublié en France.
- Le second, c’est celui de la diplomatie américaine en général, laquelle depuis la Charte de l’Atlantique d’août 1941 poursuit méthodiquement deux objectifs : purger la diplomatie internationale des rivalités intra-européennes et en particulier celles de nature coloniale ; garantir les priorités américaines : la liberté de circulation commerciale sur les mers et la fin de la suprématie de la livre sterling dans le commerce international.
- Le troisième, c’est celui des Alliés : alors que nazisme et fascisme sont en train de s’effondrer – même si la victoire sur l’Allemagne prendra plus de temps qu’imaginé initialement – il s’agit de proposer une vision commune du monde de l’après-guerre, fondée sur les principes de la Charte de l’Atlantique. La conférence de Bretton Woods, tout comme la conférence de San Francisco [qui crée l'ONU], est l’un des moments de mise en scène de ce projet. Les Soviétiques y participent donc, même s’ils ne comptent pas adopter et appliquer les accords proposés à l’issue de la conférence.
2. Quels sont les principaux participants ?
Les principaux participants sont d’abord la Grande-Bretagne et les États-Unis, dont les délégations sont emmenées respectivement par John M. Keynes et par Harry D. White (lequel a une position pour le moins ambiguë à l’égard de l’URSS). En effet, ce sont ces deux pays qui ont préparé puis négocié le protocole d’accord soumis aux participants et, de fait, la prééminence américaine sur le
s propositions britanniques signe l’affaiblissement de l’Europe tout entière. [Photo : John Maynard Keynes (à droite) parlant avec Harry Dexter White, à la Conférence de Bretton Woods, juin 1944. Crédit photo : International Monetary Fund.]
Suivent quelques pays alliés importants, notamment la Belgique, les Pays-Bas, l’Argentine, la Chine et la France, la délégation de cette dernière [dirigée par Pierre Mendès France] ayant profité de l’occasion pour solliciter un prêt auprès des Américains ainsi que le bénéfice de la loi « prêt-bail ». L’impact de ces alliés sur le texte final demeure limité.
Surtout, la présence de l’URSS démontre le poids nouveau acquis par cette puissance pendant la guerre, alors même qu’elle ne compte pas participer aux mécanismes monétaires et financiers qui seront – péniblement – mis en place en application des accords de Bretton Woods. Elle pèse ainsi discrètement sur les débats et témoigne de la nouvelle fracture politique qui agitera le monde de l’après-guerre.
3. Quelles sont les décisions prises ?
Quatre décisions fondamentales sont prises :
- Le refus des régimes économiques autarciques est acté, et donc la nécessité d’un encadrement des conséquences monétaires et financières des échanges internationaux de marchandises. Le cœur des échanges internationaux est en effet, à l’époque, « matériel », et porte sur les transferts de matières premières, de produits semi-transformés et de produits manufacturés, le poids des services, considérable, ne faisant qu’accompagner et traduire ces échanges de marchandises (assurances, transport, financement).
- Il y a donc accord sur le principe du libre-échange, mais un libre-échange contrôlé, d’une part par la fixation de parités fixes, mais révisables, entre monnaies – il y a donc une règle du jeu monétaire – et d’autre part par le contrôle des mouvements de capitaux, pour lutter en particulier contre les conséquences déstabilisatrices de la « hot money ».
- Pour accompagner ces principes, deux institutions sont créées. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), plus connue aujourd’hui sous le nom de Banque mondiale, doit apporter aux Etats qui connaissent un déficit de leur balance de paiement (ce qui menace la parité fixe de leur monnaie), les crédits à long terme qui leur permettront, avec une politique d’ajustement bien conçue, de
rééquilibrer leurs échanges et de s’insérer harmonieusement dans la division internationale du travail. Le Fonds monétaire international (FMI) est théoriquement l’outil monétaire, celui qui doit fournir les moyens d’intervention à court terme aux pays dont la parité monétaire est menacée, le cas échéant en installant une mission sur place qui a la capacité de contraindre les autorités gouvernementales (France en 1956-1957 ; Grande-Bretagne en 1976). Les deux institutions sont basées à Washington (ci-contre le siège du FMI), l’une étant dirigée par un Américain (BIRD), l’autre par un Européen (FMI). - Enfin, symbole de la conférence et de la période qui la suit, le dollar est la seule monnaie internationale consacrée par les Accords de Bretton Woods à l’égal de l’or et attachée à ce métal par un taux de conversion de 35 $ pour une once d’or.
4. Sont-elles appliquées et quelle est leur portée ?
Les accords ont d’abord dû être adoptés par les différents pays parties prenantes, ce qui a été assez long. Ensuite, les réticences du Congrès américain ont ralenti le processus de mise en œuvre des institutions de Bretton Woods. Ainsi, la Banque mondiale n’a réellement commencé ses opérations qu’en 1947 et avec des moyens très inférieurs à ce que nécessitait sa mission de «reconstruction » : c’est d’ailleurs pourquoi cette dernière a été financée par le plan Marshall (et par les subsides équivalents versés au Japon et après 1949 à Ta
ïwan puis à la Corée du Sud) et non par la Banque Mondiale. [Ci-contre : affiche ouest-allemande de 1950 en faveur du Plan Marshall, ERP signifie European Recovery Program]
En revanche, l’application a été tout sauf rigide, grâce à la domination sans partage des États-Unis et à l’absence de l’URSS des mécanismes institutionnels et décisionnels du système de Bretton Woods. Enfin, le système lui-même comportait deux variantes, successivement adoptées : la variante dite « article XIV » et celle dite « article VIII ». La variante article XIV autorisait les pays à contrôler les flux de capitaux à long mais aussi à court terme et donc à réduire ou à suspendre la convertibilité de leur monnaie (c’est-à-dire la liberté d’échanger cette monnaie contre une devise étrangère). L’Europe occidentale est restée sous le régime de l’article XIV, pour faire simple, jusqu’en 1958. La variante article VIII, en revanche, suppose la libre convertibilité des monnaies, même si les mouvements de capitaux à long terme peuvent demeurer sous contrôle (par exemple, en France, la loi sur les investissements étrangers adoptée en 1965). Elle s’est appliquée en gros de 1959 à 1971, lorsque la suspension de la convertibilité du dollar en or, garant et pivot du système, a été suspendue. [Voyez ci-dessous le discours télévisé du Président Nixon faisant l'annonce le 25 août 1971]
La portée de Bretton Woods a été immense, car pour la première fois dans l’histoire humaine, un système monétaire et financier à portée globale a été proposé, et il a été adopté par les plus grandes puissances économiques de la planète. Ce système a bien fonctionné tant que les États-Unis ont eu un excédent commercial compensé par des exportations massives de capitaux, ce qui permettait de nourrir la « faim de dollars » du reste du monde. Lorsque les déficits commerciaux et budgétaires américains ont commencé de se creuser, le système a été confronté au « paradoxe de Triffin » : pour limiter leurs déficits, les États-Unis devaient adopter une politique déflationniste, qui privait par là même le reste du monde de dollars et risquait donc de provoquer une déflation généralisée. Mais s’ils continuaient à fournir des liquidités au reste du monde, ils ne pouvaient alors contenir leurs « déficits jumeaux ». Une solution possible résidait dans le glissement d’une monnaie internationale dominante (le dollar) à une monnaie internationale commune (le projet de Keynes, bancor, dont une version édulcorée, les DTS, a été adoptée en 1969), mais cela aurait évidemment nuit au statut du dollar. C’est pourquoi Nixon, le 15 août 1971, a suspendu unilatéralement la convertibilité du dollar, bénéficiant ainsi de l’effet expansif de la dévaluation du dollar, tout en maintenant son statut de monnaie de référence conquis grâce à Bretton Woods, en l’absence d’alternative.
Au final, Bretton Woods a fixé en partie le cadre de la formidable expansion économique de l’après-guerre, a permis le rattrapage des États-Unis par les économies occidentales non américaines et a constitué le support sur lequel s’est construite la Communauté économique européenne (1957) dont la première pierre économique a sans nul doute été l’Union européenne des paiements (UEP, 1950).
Un grand merci à Patrice Baubeau
Pour prolonger :
- Patrice Baubeau a participé, en pleine crise financière en 2008, au "Libé des historiens", regardez la vidéo
- La page de Patrice Baubeau à l'Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense
- Un article de Julien Blottière sur Bricabraque
- La Conférence de Bretton Woods vue par les Actualités... en 2008... et en 1983. L'histoire du FMI racontée en 1998.
Petite note d'humour pour terminer et prolonger sur les deux institutions créées à Bretton Woods, donneuses de leçon dans les années 1980-1990, sommées de revoir leur approche dans les années 2000.
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Thèmes Economie, Entretien, Etats-Unis, Mondialisation, Transformations économiques et sociales, Un historien nous explique
08 février 2012
L'Asie orientale : Une aire de puissance en expansion
- Géographie de la Chine
- Géographie du Japon
- Histoire de l'Asie orientale au XXème siècle
- Des BD et mangas pour comprendre l'Asie
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Thèmes Asie, Asie orientale, BD, Chine, Dossier du mois, Japon, Manga
20 janvier 2012
Parcours géographique en musique dans les quartiers de Chicago
Pour ceux qui veulent refaire un petit tour à Chicago, je vous emmène
Chicago : géographie d'une métropole par augris
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Thèmes Blues, Chicago, Des musiques pour comprendre le monde, Etats-Unis, Gospel, Hip-Hop, Musique, Photo, Rap, Villes
17 janvier 2012
Connaître les métropoles des Etats-Unis grâce à la NBA
J'ai réalisé ce jeu dans un diaporama que vous pouvez découvrir en allant sur le blog History & Geography des sections européennes anglais.
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Thèmes Amérique, Basket-Ball, Etats-Unis, Jeux, Sport, Villes
10 janvier 2012
Dossier : Le Génocide de 1994 au Rwanda
Entre avril et juillet 1994, près de 800 000 tutsis et des hutus modérés du Rwanda sont exterminés en quelques semaines, sous les yeux de la communauté internationale. Minutieusement préparé par des extrémistes proches du pouvoir en place (notamment les fameuses interahamwe) soutenu militairement par la France et visant à faire disparaître du pays les "cancrelats" dont parlait à longueur de journée la funeste Radio des mille collines, ce génocide n'a en effet pas été empêché par la communauté internationale. Le film récent Hotel Rwanda montre cette impuissance des casques bleus présents à agir faute de moyens et de mandat clair des Nations Unies.Le génocide a pris fin avec la victoire de l'opposition armée dirigée par le FPR de Paul Kagamé, aujourd'hui président de la République. L'armée française est alors intervenue (la fameuse et controversée Opération Turquoise) à des fins humanitaires, permettant sans doute la fuite des principaux responsables du génocide vers le Zaïre voisin (aujourd'hui Congo).
Voyez des liens pour approfondir ces questions dans le dossier, notamment l'entretien qu'a bien voulu nous accorder Jean hatzfeld à l'occasion de la sortie de son livre sur le Rwanda. Retrouvez également dans le sommaire une chronologie, des livres, des films, des BD, des liens.
Nous en parlions ce matin : Les enquêteurs français ont fait le point aujourd'hui sur ce que l'on sait de l'attentat du 6 avril contre le Président Habyarimana. Une enquête a lieu en France en raison de la nationalité française des deux pilotes de l'avion. Pour en savoir plus sur ce point.
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Thèmes Afrique, Des musiques pour comprendre le monde, Dossier du mois, Entretien, Génocide, Podcast, Rwanda, Un historien nous explique
03 janvier 2012
De la Rhodésie au Zimbabwe : l'histoire d'un pays en musique

Sur l'histgeobox, Blot nous raconte l'histoire du pays en musique....
- Bobby Kalphat: "South West of Rhodesia". Retour sur la période coloniale, au temps de la Rhodésie du sud et son régime raciste.
- Bob Marley: "Zimbabwe". Le reggaeman donne un concert à Harare le jour de l'indépendance du Zimbabwe et compose aussi un morceau en l'honneur de la jeune nation.
- Chiwoniso: "Matsotsi" (2008). Le titre Matsotsi (”les voleurs”) de Chiwoniso nous permet de retracer l'histoire du Zimbabwe depuis l'indépendance. De nombreux fléaux (provoqués par l'incurie du régime) se sont abattus sur le pays: famines, choléra, inflation galopante… Mais, la pire entrave au bon fonctionnement du pays reste certainement son indéboulonnable dictateur: Robert Mugabe.
- Les chants de libération du Zimbabwe. Retour sur les chimurenga songs, ces chants de lutte des zimbabwéens en guerre contre les autorités coloniales (Thomas Mapfumo, Stella Chiweshe...).
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28 décembre 2011
Primaires américaines : Qui sont les candidats ?
Qu'est-ce qu'un Caucus ?
L'Iowa n'est pas un Etat très peuplé et n'envoie donc pas beaucoup de délégués mais il reçoit une attention particulière, étant le premier à voter. Les candidats arrivant en tête ne sont pas toujours ceux qui emportent la nomination mais cette première victoire donne souvent une dynamique favorable à leur campagne. La Primaire du New Hampshire suit dès le 10 janvier. Les autres Etats se prononceront à leur tour, dont 10 début mars lors du "Super Tuesday".
Quels sont les candidats en lice ?
- Cette année, seul le choix du candidat républicain implique un véritable suspense. En effet, il est rare qu'un "challenger" du même parti décide de se présenter contre le Président sortant. Reagan l'avait fait sans succès contre Ford en 1976, Buchanan contre Bush père en 1992. Mais cette année, les Démocrates ont choisi de montrer leur unité malgré la contestation de l'aile gauche du parti qui ont trouvé Obama trop timoré durant son mandat.
- Du côté des Républicains, la bataille est très indécise et très ouverte. En 2011, de nombreuses personnalités ont tenu le haut du pavé avant de jeter l'éponge pour des raisons différentes : Sarah Palin, la colistière de Mc Cain en 2008, n'a pas voulu se lancer. Le milliardaire Donald Trump a préféré renoncer. Le magnat de l'agroalimentaire Herman Cain, très populaire il y a quelques mois, a abandonné la course suite à des accusations de harcèlement sexuel. Rick Perry, gouverneur du Texas et un temps propulsé sur le devant de la scène, notamment par la droite religieuse, est toujours en lice mais ne suscite plus guère l'enthousiasme après avoir eu un gros passage à vide lors d'un débat télévisé. Du coup, la plupart des électeurs républicains semblent quelque peu désorientés. Michele Bachmann est la favorite des partisans du Tea Party, mouvement socialement conservateur et anti-fiscal, mais manque cruellement d'expérience sur de nombreux sujets, un peu à l'image de Palin en 2008. Dans la même veine idéologique, Rick Santorum suscite davantage d'intérêt à la fin de la campagne mais part de loin. Ron Paul séduit davantage la gauche du Parti républicain, moins conservatrice.
- M
itt Romney a tout du candidat idéal : Ancien gouverneur du Massachussets, il a déjà été candidat en 2008, il a l'expérience des campagnes, il a plutôt une bonne tête, son positionnement idéologique lui permet de séduire les conservateurs sans pour autant effrayer les électeurs indépendants. Il est donc plutôt modéré. Son principal défaut : il est mormon. Même si, depuis l'élection de Kennedy, premier catholique à ce poste, les Américains ont démontré que l'appartenance religieuse n'était pas le facteur le plus important, cela pourrait jouer un rôle en sa défaveur lors de la primaire. L’Église mormone est en effet considérée comme sectaire par une grande partie des évangéliques qui représentent une part importante de l'électorat républicain.
- Newt Gingrich est un revenant. Dans les années 1990, il a dirigé l'opposition républicaine au Président démocrate Bill Clinton (1993-2001).
Il était alors président de la Chambre des Représentants à partir de 1994 et a tout fait pour entraver l'action de Clinton, y compris en utilisant l'affaire Lewinski. Depuis novembre, il a réalisé une percée remarquable dans les sondages, récupérant une partie des déçus de Cain et Perry. Il ne séduit pas davantage la droite religieuse que Romney, ayant eu une vie privée peu compatible avec les critères moraux attendus d'un candidat exigeant sur le plan de la morale. Mais ses frasques et autres manquements à l'éthique (argent reçu des entreprises de refinancement des prêts immobiliers) sont connus depuis longtemps. Ses partisans font le pari que rien de nouveau sortira d'ici l'élection... La faiblesse de ses moyens financiers et de son équipe de campagne pourraient également se révéler un handicap. Il a ainsi raté l'inscription à la Primaire de Virginie.
Finalement, pour qui voter ?
Pour ceux qui sont bien embêtés de savoir pour qui voter lors des Caucus de l'Iowa, voici un moyen de vous rattrapez. Bon d'accord, il va falloir travailler un peu votre anglais, mais ça ne peut pas faire de mal !
Le site SelectSmart vous permet de savoir quel est le candidat, républicain et démocrate, avec lequel vous avez le plus d'affinités. Pour que ces affinités ne soient pas gênées par des considérations esthétiques ou oratoires (ce qui doit être le cas d'une bonne partie des électeurs dans tous les pays...), vous avez à choisir entre plusieurs réponses sur les principales questions en débat dans la campagne. A la fin, on vous révèle de qui vous êtes le plus proche (les personnalités candidates en 2008 sont également incluses dans les réponses). Ce type de démarche a l'avantage de gommer les différences médiatiques pour se concentrer sur le programme. On trouvait ce type de sites pour la présidentielle en France. Inconvénient, le côté simplificateur des questions et des réponses qui peut réserver quelques surprises.
En ce qui me concerne, je suis le plus proche de.... Non, vous ne croyez tout de même pas que j'allais vous le dire !
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Thèmes Election présidentielle, Elections aux Etats-Unis, Etats-Unis, White House 12
16 décembre 2011
Un peu de musique...
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14 décembre 2011
Dossier : Le Moyen Orient
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11 décembre 2011
"Les chroniques de Jérusalem" de Guy Delisle
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Thèmes BD, Israël, Moyen Orient, Palestine, Samarra
28 novembre 2011
L'Italie des "années de plomb" (années 1970)
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