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Pour aller plus loin avec des livres, de la musique, des BD, des mangas, des films, de la peinture, rendez-vous sur Samarra/ Le programme en musique sur l'Histgeobox /

25 février 2010

Augmix # 13 et Varia sur Samarra


Le numéro 13 a été un peu long à venir, mais il est prêt ! Au programme, de la chanson ladino et du rap avec Yasmin Levy, Iswhat ?, The Roots, Blackroc, Music'All et Casey.

Retrouvez également sur l'histgeobox la sélection de Julien Blottière du rap-musette, de la rumba, de la soul et du reggae avec Java, Lapiro de Mbanga, Massilia Sound System, Paavoharju, Wayne Wado, O.V. Wright, O.K. Jazz, Nathalie Natiembé et Bumcello.

Sur Samarra, Jean-Christophe Diedrich nous parle du film autobiographique Les plages d'Agnès d'Agnès Varda diffusé en ce moment sur Canal +.

23 février 2010

Juge Bao : opération "mains propres" en l'an mil


Bao Zheng (包拯) a vécu au XIème siècle dans la Chine de la dynastie des Song. Né dans la province de l'Anhui (Chine du Centre-Est), il est réputé pour son intégrité. Il a ainsi obtenu de l'Empereur Renzong des pouvoirs de justice exceptionnels de 1037 à sa mort en 1062. Juge itinérant, le juge Bao (Bao Gong) a lutté contre la coruption des puissants et le détournement des aides versées par l'Empereur pour la reconstruction à la suite de catastrophes naturelles.

En faisant le récit des aventures du Juge Bao, des auteurs de bande-dessinée s'attaquent aux problèmes de la Chine contemporaine.


18 février 2010

Des problèmes de mémoire

Pour fêter les deux ans de l'histgeobox et la 200ème chanson étudiée, nous vous proposons sur l'histgeobox une réflexion collective sur l'histoire et les identités.

En effet, à l'heure où l'on débat beaucoup de la place de l'histoire et de son enseignement, il nous est revenu ce petit air lancinant rappé par Rocé en 2006 : "Des problèmes de mémoire" (Identité en crescendo). Nous ne sommes pas toujours d'accord avec Rocé, mais dans sa rage, il touche souvent juste, comme dans ce titre où il évoque les problèmes de mémoire en France.




16 février 2010

L’Afrique du sud : ultime décolonisation africaine

[Émeutes à Soweto en 1976]

Après nous avoir fait un aperçu très complet des indépendances africaines entre 1957 et 1960 puis depuis 1960, Julien Blottière nous propose de clore cette série en revenant longuement sur l'histoire de l'Afrique du Sud au XXème siècle, de l'Apartheid à Mandela. Le tout en musique évidemment ! (reggae, rap, soul, etc...)

"Il y a vingt ans, le 11 février 1990, Nelson Mandela était libéré après 27 années de prison. Au delà de l'émotion, cet épisode peut-être considéré d'un certain point de vue comme l'ultime décolonisation africaine. Plongeons nous dans l'histoire sud-africaine."

Un superbe article à lire sur Samarra


15 février 2010

68 raconté à mes petits-enfants (3)

“Sous les pavés, la plage”
J’ai dû être un grain de sable collé au pavé.


Suivons cette semaine le troisième épisode du témoignage de Guy Charoy. Après nous avoir parlé des débuts de son éducation politique à la fin des années 1950 et de son entrée dans la vie active, il nous parle de sa mutation à Badonviller, de l'ennui, des lectures, des rencontres qu'il fait dans la première moitié des années 1960.


12 février 2010

1966 : Baisse subite de la natalité au Japon...

[Source : INED]

Voici quelles ont été les réponses à la question que je vous posais :
Pourquoi la natalité a-t-elle subitement baissé en 1966 au Japon avant de retrouver son niveau précédent en 1967 ?
  • A cause de mesures gouvernementales contraignantes : 47 % (soit 254 réponses)
  • A cause de l'année du cheval et du feu (22 % soit 120 réponses)
  • A cause d'une pollution (9 % soit 48 réponses)
  • A cause de la situation économique (12 % soit 69 réponses)
  • A cause des tensions politiques en Asie (7 % soit 42 réponses)

Et bien , la majorité d'entre vous s'est trompée ! La bonne réponse était "A cause de l'année du cheval et du feu". Il n'y a pas eu à ce moment de mesures gouvernementales contraignantes au Japon, même si des mesures de contrôle des naissances avaient été prises à la fin des années 1940. Il y a bien sûr eu des pollutions et des tensions politiques pendant cette période mais elles ne semblent pas avoir eu d'effet sur la natalité. La situation économique était quant à elle au beau fixe puisque le Japon était en pleine période de Haute-croissance entre 1955 et 1975. Quelques mots d'explication.

La civilisation chinoise a une influence sur la plupart des pays d'Asie orientale au travers de l'écriture, de l'alimentation, de la philosophie, de la religion et donc ici de l'astrologie. Selon l'horoscope chinois basé sur l'année lunaire, l'année 1966 était en effet l'année "cheval et feu" (Hinoe-Uma). Les signes du zodiaque chinois associent 5 éléments et 12 animaux. La combinaison du cheval et du feu se produit donc tous les 60 ans (comme en 1846 et 1906). La croyance veut que les filles nées une telle année soient têtues, dangereuses et portent malheur.... en particulier à leur mari. Les couples ont donc retardé une éventuelle grossesse ou simplement déclaré la naissance en 1965 ou 1967. Le nombre d'avortements pratiqué dans la deuxième moitié de 1965 et les trois premiers mois de 1966 a fortement augmenté.
En 1966, le nombre des naissances a donc diminué de 26% pour augmenter de 50% en 1967. L'indice synthétique de fécondité est ainsi passé d'un peu plus de 2 à 1,58 en 1966. Cette baisse est plus importante que celle constatée lors des précédentes années "cheval et feu", probablement en raison des moyens de contraception plus modernes (Au XIXème siècle, le retard du mariage et l'abstinence étaient les moyens de contraception les plus utilisés). Les démographes et anthropologues considèrent que lors des précédents épisodes, l'infanticide était une pratique courante et admise, en particulier dans les zones rurales.
Donc la croyance n'a pas disparu avec la modernisation économique et sociale. Mais les moyens de contraception moderne ont facilité et amplifié la baisse de la fertilité.

A suivre lors de la prochaine année "cheval et feu" en 2026 !


Une population vieillissante

Cette baisse subite de la fécondité en 1966 s'inscrit dans une baisse structurelle depuis 1947. Ainsi, le nombre d'enfants par femme (indice structurel de fécondité) est passé de 4,2 en 1947 à 1,9 en 1960 après un bref baby-boom dans l'immédiat après-guerre. Cela correspond à la fin de la transition démographique, parallèle à la modernisation du Japon depuis le début de l'ère Meiji (1868-1911). Si la natalité est stable pendant les années 1960 (à part en 1966 donc), elle continue à baisser à partir des années 1970 pour atteindre le chiffre extrêmement bas de 1,26 en 2005. En parallèle, la mortalité baisse, l'espérance de vie passe ainsi de 59,6 ans pour les hommes dans les années 1950 à 79,2 en 2007 et de 63 ans à 86 ans pour les femmes. C'est la plus élevée au monde. Le Japon est le pays des centenaires (moins de 1000 en 1980, plus de 32 000 en 2007). La cohabitation entre les générations n'est pas pour autant en progrès (à l'exception notable de la célébrissime famille Yamada qui conserve une grand-mère si charmante... voir ci-contre).

La structure par âge de la population est donc profondément bouleversée. La part des 65 ans et plus est ainsi passée de moins de 5% en 1950 à 25% en 2007 et pourrait atteindre 40% en 2050. La population vieillit donc rapidement, d'autant plus que l'immigration reste plutôt réduite. Seuls 2 millions d'étrangers sont enregistrés (esssentiellement des Coréens (29%), des Chinois (27%), des Brésiliens (15%) et des Philippins (9%)). Ce vieillissement est encore plus marqué dans les campagnes que dans la mégalopole.
La population du Japon, qui compte pour le moment 128 millions d'habitants, devrait donc diminuer si la natalité continue à être aussi basse. Les démographes prévoient que le Japon ne comptera plus que 95 millions d'habitants en 2050... avec toutes les conséquences sociales, économiques et financières que cela implique (du fait notamment du déséquilibre entre actifs et retraités).


Sources et documents :

10 février 2010

1958 : Sékou Touré dit "non" à de Gaulle

[Sékou Touré en Saint-Georges terrassant le dragon du colonialisme]

L'ascension politique d'Ahmed Sékou Touré reste tout à fait exceptionnelle. Simple receveur à la poste de Conakry en 1946, il fonde alors le Syndicat des Postes et des Télécommunications, le premier syndicat de Guinée. Cinq ans après, il dirige le Parti Démocratique Guinéen (PDG). Dix ans plus tard, devenu maire de Conakry, il représente la Guinée à l'Assemblée nationale française. Finalement, il s'impose comme le dirigeant de la Guinée indépendante en 1958.
En l'absence de moyens de communication modernes, Touré perçoit très tôt tout le parti qu'il peut tirer de la chanson. Des airs louant les mérites du PDG sont susceptibles de convaincre une population en grande partie analphabète.

Il trouve un thuriféraire extraordinaire en la personne de Salif Keita. Au sein des Ambassadeurs Internationaux, le chanteur lui rend en effet un vibrant hommage avec son titre "Mandjou".





08 février 2010

68 raconté à mes petits-enfants (2)

“Sous les pavés, la plage”
J’ai dû être un grain de sable collé au pavé.


Suivons cette semaine le deuxième épisode du témoignage de Guy Charoy. La semaine dernière, il nous parlait des débuts de son éducation politique à la fin des années 1950. Cette semaine, il nous raconte son entrée dans la vie active comme instituteur et de ses actions militantes à la charnière des années 1950 et 1960.

05 février 2010

Les Etats-Unis et l'Asie orientale (1) La Chine

En Asie comme ailleurs, le président des Etats-Unis Barack Obama a tenté de marquer sa différence avec l'administration Bush. Pas facile pourtant de concilier les idéaux qui l'animent incontestablement avec les réalités du monde contemporain. Je vous propose de passer en revue les sujets qui fâchent avec les deux principaux pays d'Asie orientale : la Chine et le Japon. Premier volet sur les realtions avec la Chine.

Chine-Etats-Unis : Entre rivalité et dépendance

En 2009, Obama semblait vouloir modérer son discours vis-à-vis du géant chinois, quitte à fâcher les partisans des droits de l'homme. Avant son déplacement en Chine en novembre 2009, il a tout fait pour éviter les sujets de discorde, remettant notamment à plus tard une rencontre avec le Dalaï Lama, chef spirituel et temporel des Tibétains. Mais les faibles résultats de cette visite et les signes avant-coureurs d'une année électorale difficile l'ont semble-t-il poussé à davantage de fermeté (les élections de mi-mandat ont lieu en novembre).
En ce début d'année 2010, plusieurs dossiers deviennent ou redeviennent brûlants :
  • Obama vient de donner son accord pour la vente d'armes à Taïwan pour 6,4 milliards de $. La défense de l'île, que la Chine populaire considère depuis 1949 comme une province sécessionniste, a toujours été considérée comme une priorié stratégique par les Etats-Unis. La reconnaissance de l'unicité de la Chine en 1972, à l'occasion du voyage de Nixon à Pékin, n'a pas modifié cette priorité. La Chine populaire a immédiatement dénoncé cette livraison perçu comme un acte d'hostilité. Pourtant, depuis l'élection d'un nouveau président à Taïwan en 2008, les relations bilatérales entre les deux Chine s'étaient réchauffées avec l'ouverture de lignes aériennes directes. Mais les questions de souveraineté restent des sujets sensibles, Pékin n'hésitant pas à jouer la carte du nationalisme.
  • Une rencontre avec le Dalaï Lama est prévue en février. Ici encore, le sujet est extrêmement sensible. Même si tous les présidents des Etats-Unis ont rencontré le leader tibétain, Obama ne peut ignorer ce que cela a de symbolique pour une Chine si sourcilleuse de sa souveraineté sur ce territoire himalayen qu'elle contrôle depuis 1950.
  • Pour les questions économiques, Obama a apparemment changé de ton. Cette semaine, il vient de souhaiter un rééquilibrage des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et la Chine. Au fondement de ce déséquilibre, Obama met en accusation la sous-évaluation de la monnaie chinoise, le renminbi, qui rend les produits chinois plus compétitifs et renchérit d'autant les produits américains. Là encore, il n'est pas le premier. En 2005, Georges W. Bush avait sermonné les autorités chinoises et obtenu un décrochage des deux monnaies qui a permis une appréciation du renminbi de 21% entre 2005 et 2008. Mais depuis 2008, c'est la stabilté. En réaction aux propos d'Obama, les autorités chinoises affirment que les "accusations et pressions infondées n'aideront en rien à résoudre le problème". La question monétaire illustre bien, au-delà des tensions, l'interdépendance entre les deux pays au niveau financier (la Chine étant, avec 23% du total, le premier détenteur de bons du Trésor américains) et commercial (avec l'importance des importations chinoises aux Etats-Unis). Le déficit commercial avec la Chine était de 268 milliards de $ en 2008 soit plus du tiers du déficit total (700). C'est le plus important déficit bilatéral entre deux pays... Les chiffres de 2009 sont pour l'instant plus modérés, mais c'est en raison du ralentissement de la demande américaine.
  • Parmi les questions diverses qui ne devraient rien arranger, citons la question nucléaire en Iran, le climat et google. Pour l'Iran, les Etats-Unis souhaitent maintenant davantage de fermeté mais ont besoin de la Chine, membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, pour toute mesure contraignante. Sur le climat, le désaccord entre les deux pays a été l'une des raisons de l'échec du Sommet de Copenhague. Le Premier Ministre chinois aurait envoyé un adjoint pour rencontrer Obama lors du Sommet, obligeant celui-ci à venir à l'improviste à une réunion à laquelle participait le Premier Ministre pour parvenir à le rencontrer... Nul doute que cela laisse des traces ! Enfin l'avenir de Google en Chine est moins lié à la politique de l'administration Obama mais il ajoute un sujet de discorde supplémentaire entre les deux pays. La firme de Mountain View dans la Silicon Valley devra choisir entre les principes et les affaires...
Et dire qu'en plus Avatar se permet de faire plus d'entrée que le biopic officiel chinois sur Confucius !

Je vous parle prochainement des relations avec le Japon.

[Illustrations : Numéro de l'hebdomadaire britannique The Economist publié en mai 2007. Dessin de Manny Francisco trouvé sur Political Cartoons]

04 février 2010

Les décolonisations africaines en musique

[Fêtes de l'indépendance de la République du Congo, le 30 juin 1960 à Léopoldville. Un spectateur congolais vient de s'emparer du sabre du roi Baudoin, le roi des Belges.]

Il y a un demi-siècle, 18 colonies d'Afrique subsaharienne proclamaient leur indépendance. Cette décolonisation se caractérise par son calme apparent et sa soudaineté. En suivant un fil directeur, la musique, Julien Blottière nous propose de revenir sur les années qui ont mené aux indépendances. Une série passionnante et très utile pour comprendre la décolonisation en Afrique :


02 février 2010

Bronx : Entre paupérisation et gentrification, l'impossible juste milieu ?

Il y a trois ans, le Bronx semblait bien parti pour être le nouveau front de la gentrification. En effet, des promoteurs immobiliers commençaient à racheter des immeubles à des prix relativement bas en pariant sur leur appréciation dans les années qui viennent.
Ainsi, un immeuble mythique a été racheté en 2008, malgré les efforts des locataires. Il s'agit de l'immeuble du 1520 Sedgwick Avenue (photo ci-contre, Todd Heisler/The New York Times). Pourquoi est-il mythique ? C'est tout simplement dans la salle commune de cet immeuble qu'un jeune d'origine jamaïcaine, Clive Campbell alias DJ Kool Herc, a organisé ces premières fêtes, donnant naissance à ce qui est devenu le hip-hop. Plusieurs immeubles du Bronx ont ainsi été rachetés ce qui signifiait à moyen terme l'augmentation des loyers jusque là plutôt modérés.

Qu'est-ce que la gentrification ?

Le mot a été créé dans les années 1960 par une sociologue anglaise, Ruth Glass, qui travaillait sur Londres. Il a connu un certain succès à partir des années 1980 dans le contexte des politiques libérales menées par Margaret Thatcher au Royaume-Uni et Ronald Reagan aux Etats-Unis.
Roger Brunet, dans Les mots de la géographie (Reclus-DF, 1992), définit ce processus comme "la réoccupation des centres des villes par les classes aisées (la gentry) après rénovations et réhabilitations". Plus largement, il désigne le changement de composition sociale d'un quartier avec le départ des plus pauvres à cause de l'augmentation des loyers suite au rachat et la rénovation des logements. Ces logements sont alors occupés progressivement par les classes moyennes et supérieures. Le phénomène n'est pas propre aux villes anglo-saxonnes. Pour ne donner qu'un exemple, la vieille ville de Nancy a connu depuis trente ans une gentrification importante.

Mais revenons au Bronx...


Les effets de la crise des subrpimes sur l'immobilier dans le Bronx et à New York

Un peu partout aux Etats-Unis, la crise des subprimes a entrainé la saisie de nombreux biens immobiliers hypothéqués par les banques (foreclosure), les propriétaires ne pouvant rembourser leur crédit. Il s'agissait pour l'essentiel de pavillons familiaux. Dans le Bronx, en revanche, la crise des subprimes a touché les spéculateurs qui ont alimenté une bulle immobilière en pariant à la hausse sur le moyen terme. De nombreux immeubles ont donc été saisis. Dans ces conditions, l'entretien normalement assuré par les propriétaires ne se fait plus et les immeubles se dégradent rapidement (fuites, fissures, problèmes d'ascenceurs, de portes,etc...).
On estime ainsi que 4000 logements (dans environ 300 immeubles) sont dans une situation très critique à New York, dont la plus grande partie sont situés dans le Bronx et dans le quartier de Washington Heights, de l'autre côté de la Bronx River (sur laquelle donne l'immeuble du 1520 Sedgwick). Par ailleurs, 100 000 logements sont menacés par la dette de leur propriétaire. Entre les deux, 16 000 logements sont en voie de dégradation. C'est le cas de l'immeuble du 1520 Sedgwick. Cet immeuble a pourtant traversé les décennies sans connaître le sort de nombreux logements du Bronx que leurs propriétaires préféraient voir brûler pour toucher une prime d'assurance plutôt que de les rénover (pendant la période des incendies volontaires dans les années 1970). Mais les locataitres constatent aujourd'hui sa dégradation qui fait progressivement fuir ceux qui ont les moyens de partir.


Quelle solution pour éviter à la fois la paupérisation et la gentrification ?

Les urbanistes et les décideurs ont souvent buté sur ce paradoxe qui veut que la rénovation des quartiers serve d'abord ceux qui n'habitent pas encore le quartier et force les plus pauvres à partir. Comment sortir de cette impasse ?

La mairie de New York, avec l'assentiment des associations de locataires, vient de faire des propositions. Elle prévoit d'aider les propriétaires désireux d'assurer l'entretien de leurs immeubles tout en maintenant des loyers modérés. Une aide serait aussi fournie pour des acheteurs potentiels. Ces acheteurs potentiels ne devront pas être, comme ce fut le cas précédemment, des spéculateurs pariant sur la gentrification du Bronx après celle, déjà bien entamée, de Harlem. Ils devront également s'engager à s'occuper de leur bien sans augmenter les loyers donc à être des propriétaires "responsables". Les propriétaires négligents seront contraints à vendre si des infractions aux règles d'habitat sont constatées.
Mo Vaughn, ancien joueur de base ball des Boston Red Sox et des New York Mets a décidé de montrer l'exemple en devenant un de ces propriétaires responsables.
Le projet, annoncé en janvier par le maire récemment réélu Michael Bloomberg, s'élève à 750 millions de dollars.

L'avenir nous dira si ce projet permet d'éviter à la fois la paupérisation et la gentrification....

Liens :

01 février 2010

68 raconté à mes petits-enfants (1)

“Sous les pavés, la plage”
J’ai dû être un grain de sable collé au pavé.


- Dis, Papa, parle-moi de 68.
- Demande à ton Grand-père, lui répond son père.

En 2008, avec mes compères de Samarra et de l'histgeobox, nous vous proposions de nombreux articles pour comprendre l'année 1968 en France et dans le monde. Certains de ces articles s'intéressaient en particulier aux évènements en Lorraine et à Nancy.
Dans le prolongement de ces articles sur Nancy, je vous propose de découvrir un témoignage très intéressant, celui de Guy Charoy. Né en 1937, il accomplit ces études au cours des années 1950 et participe pleinement à l'effervescence politique à l'extrême gauche au cours des années 1960 et 1970. Dans ce témoignage subjectif (et revendiqué comme tel), rédigé au départ pour sa petite-fille Jeanne, il revient sur son parcours en commençant par évoquer son éducation politique et les raisons de son engagement. Nous le suivrons donc pendant plusieurs semaines. Les illustrations ont été sélectionnées par ses soins, certaines sont de sa main. Je le remercie chaleureusement de rendre disponible cette tranche de vie qui nous apprend dans le même temps beaucoup de choses sur l'histoire sociale et politique de la Lorraine et de la France des annés 1950 aux années 1970.





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